A mes amis et même aux autres "voyageurs".

Ce blog n'a d'autre prétention que de permettre de s'unir par la pensée au delà des distances qui nous séparent. Ces rencontres, ces spectacles qui s'offrent sont autant de moyens de prolonger vers mes amis la complicité de pensée qui nous avait fait se rencontrer.
Cette démarche vise autant les "amis" inconnus , mais qui pourront se fondre dans cette communauté de pensée.
C'est dans l'esprit de cette approche que je vous encourage à me laisser vos commentaires dans l'espace prévu.
Ainsi le lien qui nous unit fonctionnera dans les deux sens, et ce blog atteindra son but.

Jean-Marc

NB: les commentaires se font en cliquant au bas du reportage sur la phrase 0 (ou 1, ou 2..) commentaires.

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samedi 12 février 2011

VISITE A L'ANCIENNE STATION THERMALE DE
LA CROUEN

L'ancienne station thermale de la Crouen date du début du siècle. Les eaux sont sulfureuses et traitent les rhumatismes et les problèmes des voies respiratoires. Cette station a été florissante, jusqu'aux "évènements" de 1980, puis a été abandonnée au départ des propriétaires caldoches. L'établissement a été alors littéralement pillé. Les murs, les terrasses, les installations ont disparu.
 Seuls subsistent la canalisation qui apporte l'eau, et ... deux bains, et évidement le mur que l'on voit à l'arrivée



Les deux bains qui ont subsisté.

Les gens du pays, ainsi que quelques métros ou "zoreilles" vont se détendre le soir en se plongeant dans cette eau à plus de 40°.
Il suffit de veiller à ne pas venir lorsque des gens de la tribu possédant la source, s'y rendent. Question de politesse. 




Le tuyau d'adduction d'eau.

Actuellement un projet de réhabilitation (ou plutôt de reconstruction) de la station existe. Mais deux tribus réclament la propriété du site et ne sont jamais tombées d'accord pour se partager les revenus que cela engendrerait.

Cela est bien dommage car les qualités des eaux sont incontestables. Mais le droit coutumier, désormais, prime sur le droit classique.







Je ne résiste pas au plaisir de montrer quelques jolies vues qui entourent le site










Un arbre sacré: on distingue les traces de feu à sa base et derrière lui les "manous" accrochés à titre d'offrandes. Souvent pour les ancêtres.


La beauté des sites, ainsi que la diversité de la végétation, font que l'on voudrait tout fixer sur la "pellicule" (ou le fichier). Mais comment rendre et partager la variété et la palette de couleurs qui nous sont offertes?

A bientôt;
Jean-Marc

lundi 7 février 2011

Visite du fort TEREMBA où la mémoire des bagnards de Nouvelle Calédonie

 Française depuis 1863, la Nouvelle Calédonie deviendra officiellement une terre d'exil en 1883 pour de nombreux hommes et femmes coupables de délits ou de crimes de droits commun. Ces condamnés aux travaux forcés participeront à l'édification du pays.
 Le nom du fort Teremba, qui accueillera les premiers bagnards à partir de 1871, provient d'un petit ilot situé dans la baie. Le fort est situé sur la côte ouest de la Nouvelle Calédonie, à proximité de Bourail.

 Le fort prend son expansion à partir de 1875. Période où la colonisation s'étend: les colons d'origine pénale s'installent dans les basses vallées de Fonwhary et de La Foa.
Lors qu'éclate l'insurrection canaque, le 25 juin 1878, le fort se trouve au centre de la révolte qui embrase toute la région d'Utaï. On compte de nombreux morts parmi les colons, mais aussi du coté des mélanésiens, victimes de la "colonisation".
Ce conflit a pour origine la délimitation des terres faite par l'administration. Elles sont attribuées au pénitencier agricole de Fonwhary au détriment des clans en place
 




La cour où se tenait tous les matins l'appel des bagnards et aussi on peut voir au fond de l'image la prison qui servait aussi de camps retranché lors de la révolte Kanak d'Ataï. C'est aussi sur cette place  qu'était dressée la fameuse guillotine de triste mémoire.

Mais cela est lointain et la journée est belle

La tour de guet de laquelle les assiégés virent les secours arriver

La Baie où les navires du 19ème siècle mouillaient.

L'arsenal


La voiture de la femme du directeur du pénitencier se promenait (voir la photo suivante)

.EXtraits 1 du spectacle sons et lumières
On distingue la charrette

La boulangerie

Les cuisines

http://www.youtube.com/watch?v=SOc8aZsEd1Q

La maison du chef d'établissement

http://www.youtube.com/watch?v=Qt4pcgq-UCI
1893-1909
L'abandon de Téremba
En 1885, la garnison d'infanterie de marine quitte le fortin, laissant une région entièrement pacifiée.
Le site restera un simple point d'embarquement et de débarquement
La colonisation pénale est considérée, à l'époque comme un échec en regard des moyens mis à la disposition de l'administration pénitentiaire. Les abandons de terres sont nombreux et les critiques de la population libre, comme de l'administration civile, envers "la pénitentiaire", conduisent le gouverneur Feillet à demander la fermeture du bagne et l'arrêt des convois de transportés.
L'année 1897 marque la date du dernier convoi de condamnés.
Le pénitencier de Fonwhary est fermé en 1893 pour servir d'internat aux filles des familles de transportés. Cette fermeture annonce celle du pénitencier de La Foa qui sera effective en 1908. Fortement endommagés par le cyclone de 1898, les édifices tombent en ruines.
http://www.youtube.com/watch?v=Qt4pcgq-UCI

Ballade autour de Canala



Le chemin qui contourne le village est l'occasion de découvrir ce dernier.

 
La première chose intéressante qui surgit sur le chemin, c'est le fort de Canala. Quand les premiers Français débarquèrent ils pensèrent faire de Canala la capitale de la Nouvelle Calédonie: Napoléonville en 1850.

Les pins colonnaires, toujours aussi altiers et parfaits dans leur forme.
 Ce papillon était très peu sauvage et j'ai pu m'approcher assez pret.
 Nous continuons notre chemin et finissons par arriver sur la place du village où se trouvent les totems.

Ce premier article est un essai, d'autres vont rapidement suivre et se bonifier.